Les infections nosocomiales en France et en Europe

   Combien de personnes sont-elles touchées par les infections nosocomiales ?

Trois enquêtes nationales de prévalence des infections nosocomiales ont été réalisées en 1996, en 2001 et en juin 2006. En 2006, 2 337 établissements de santé, représentant 95% des lits d’hospitalisation et 358 467 patients ont été inclus. Le jour de l’enquête 2006, 17 820 patients étaient infectés soit une prévalence de patients infectés de 4,97%.

Entre 2001 et 2006, on a noté une diminution de 12 % de la prévalence des patients infectés et de 40% de ceux infectés par un staphylocoque doré résistant à la méthicilline (bactérie faisant partie des bactéries multi-résistantes aux antibiotiques).

 

   Comment se situe la France par rapport à ses voisins européens ?

La prévalence en France en 2006 est dans les limites basses des résultats européens où elle varie entre 4,9 à 8,5% (7,2% en Suisse en 2004, 9% en Finlande en 2005). Le rapport du groupe européen « Hospital in Europe Link for Infection Control through Surveillance » (HELICS) de mars 2006 sur les infections du site opératoire pour les données 2004 montre que les chiffres de la France sont « très compétitifs ». La France y participe pour 6 278 établissements du pool de 11 pays (Belgique, Finlande, Allemagne, Grèce, Hongrie, Lituanie, Pays Bas, Pologne, Espagne et Grande Bretagne). La France présente notamment les taux d’incidence des infections du site opératoire parmi les plus faibles pour les cholécystectomies (1,0%) et les poses de prothèses de hanche (2,1%) et se situe dans la moyenne pour les césariennes (2,6%).

 

   Comment sont surveillées les infections nosocomiales en France ?

La surveillance des infections nosocomiales fait partie des actions que tous les établissements de santé sont tenus de mettre en place (décret n°99-1034 du 6 décembre 1999). Le Réseau d’alerte, d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales (RAISIN), en partenariat entre l’Institut de veille sanitaire (InVS) et les Centre de coordination de lutte contre les infections nosocomiales (CCLIN), coordonne l’alerte et la surveillance de ces infections. Par ailleurs, depuis juillet 2001, les établissements de santé doivent signaler les infections nosocomiales les plus graves ou les rares ou les plus inhabituelles, à la DDASS et au C.CLIN, la DDASS transmettant le signalement à l’Institut de veille sanitaire (InVS) pour une analyse nationale des cas. La procédure de signalement externe a comme objectifs de détecter des évènements inhabituels au niveau local, régional ou national, promouvoir et soutenir l’investigation des épidémies et leur contrôle, développer (ou rappeler) les recommandations de prévention.

 

Source: Ministère de la Santé

Date de la dernière mise à jour: 03 Juin 2015