Quels sont les causes et les facteurs de risque ?

 

 

  Il existe plusieurs types d’infections nosocomiales relevant de modes de transmission divers :

  • le malade s’infecte avec ses propres micro-organismes (présents sur sa peau, au niveau de sa sphère oro-pharyngée, au niveau de ses urines…), qui vont alors pénétrer dans son organisme soit à la faveur d’un acte invasif, soit en raison d’une fragilité particulière ;
  • les micro-organismes peuvent aussi avoir pour origine les autres malades (transmission croisée entre malades ou par les mains ou matériels des personnels), les personnels ou la contamination de l’environnement hospitalier (eau, air, équipements, alimentation…).

 

   Quel que soit son mode de transmission, la survenue d’une infection nosocomiale est favorisée par la situation médicale du patient qui dépend de :

  • son âge et sa pathologie : sont particulièrement à risque les personnes âgées, les personnes immunodéprimées, les nouveaux nés, en particulier les prématurés, les polytraumatisés et les grands brûlés ;
  • certains traitements (antibiotiques qui déséquilibrent la flore bactérienne des patients et sélectionnent les bactéries résistantes ; traitements immunosuppresseurs comme les traitements par corticoïdes au long cours, les traitements contre le rejet des greffes,…) ;
  • la réalisation d’actes invasifs nécessaires au traitement du patient : sondage urinaire, pose d’un cathéter, ventilation artificielle ou intervention chirurgicale…

 

Source: Ministère de la Santé

Date de la dernière mise à jour: 03 Juin 2015